Depuis son lancement en 1996, le Renault Scénic s’est imposé comme une référence dans l’univers des monospaces compacts. Pratique, modulable et abordable, il a séduit de nombreuses familles, au point de devenir l’un des modèles les plus diffusés en France. Mais attention : toutes les versions ne se valent pas. Certaines générations et motorisations ont connu de graves faiblesses mécaniques, rendant leur achat risqué, surtout sur le marché de l’occasion.
Dans cet article, on fait le point, modèle par modèle, pour vous permettre d’éviter les mauvaises surprises. Que vous soyez en pleine recherche pour un véhicule familial ou simplement curieux, voici une analyse complète des Renault Scénic à éviter.
| 🚗 Génération | 🛠️ Moteurs à éviter | ⚠️ Problèmes majeurs | ❌ À fuir si… |
|---|---|---|---|
| Scénic 1 (1996–2003) | 1.9 dTi / dCi 1.6 L essence | Turbo cassé, injecteurs HS, EGR, conso élevée | Kilométrage >100k km Pas d’entretien suivi |
| Scénic 2 (2003–2009) | 1.9 dCi 120/130 2.0 dCi BVA | Turbos, boîte auto DP0, EGR défaillante | Boîte auto Usage urbain fréquent |
| Scénic 3 (2009–2016) | 1.5 dCi 105/110 1.2 TCe | Courroie / bielles, volant moteur, chaîne fragiles | Non révisé après 2012 Séries 2012–2014 |
| Scénic 4 (2016–2022) | 1.3 TCe (avant 2019) Blue dCi / EDC | Injection, FAP, SCR, boîte EDC capricieuse | Avant 2019 Usage urbain / peu suivi |
Scénic 1 (1996-2003) : pionnier mais imparfait
Les motorisations diesel à problèmes
Le premier Scénic est le précurseur du segment des monospaces compacts. Sa modularité avant-gardiste a séduit… mais pas ses motorisations diesel. Le moteur 1.9 dTi et surtout le 1.9 dCi première génération sont à éviter. Pourquoi ? Tout simplement à cause d’une fiabilité douteuse : casse de turbo, injecteurs capricieux, vanne EGR encrassée.
- Injecteurs fragiles : Plus de 45% des moteurs 1.9 dCi enregistrent un problème avant 150 000 km.
- Turbo cassé : remplacement coûteux, autour de 800 à 1 500 €.
- Consommation excessive sur certains moteurs essence 1.6, surtout en usage urbain.
Les acheteurs novices sont souvent attirés par le petit prix de ce modèle… mais les frais d’entretien et de réparation peuvent vite exploser le budget.
À éviter :
- 1.9 dCi 105/120 ch (diesel)
- 1.6 L 90 ch (essence jusqu’à 1999)
Scénic 2 (2003-2009) : une révolution en demi-teinte
Le Renault Scénic II marque un tournant au niveau du design et de l’équipement. Malheureusement, c’est aussi le modèle qui a fait le plus parler de lui en termes de pannes récurrentes. On peut presque parler de « cauchemar mécanique » pour certains propriétaires.
Le cas catastrophique du 1.9 dCi
Renault proposait différentes puissances de son moteur 1.9 dCi (120 et 130 ch), mais toutes ont souffert de turbos trop fragiles. En usage urbain, avec des démarrages fréquents à froid, ces moteurs multiplient les pannes :
- Turbos qui cassent à partir de 100 000 km
- Soupapes et soupapes EGR à remplacer fréquemment
- Budget réparations moyen entre 1 500 € et 3 000 € sur 5 ans
Moteur 2.0 dCi 150 ch : pas si haut de gamme
Souvent associé à une boîte automatique DP0, cette version a l’air alléchante sur le papier. Pourtant, la transmission automatique s’avère particulièrement fragile et peut entraîner des à-coups, voire des pannes définitives. Le remplacement de cette boîte coûte plus de 3 000 €, une somme qui peut dépasser la valeur de la voiture.
À éviter :
- 1.9 dCi 120/130 ch (diesel)
- 2.0 dCi 150 ch BVA
- Toutes les versions avec boîte automatique DP0
Scénic 3 (2009-2016) : mieux… mais pas parfait
Avec la troisième génération, Renault fait de gros progrès. Les finitions sont meilleures, le confort en hausse et la fiabilité généraliste améliorée. Pour autant, certaines motorisations restent à surveiller.
Le moteur 1.5 dCi 105/110 ch : toujours dans le viseur
Déjà pointé du doigt sur le Scénic 2, ce bloc continue d’inquiéter. Et ce, malgré diverses évolutions au fil des années. Les principaux problèmes rencontrés sont :
- Casse précoce de la courroie de distribution
- Coussinets de bielle fragiles
- Volant moteur bruyant ou cassé
- Perte de puissance soudaine
En cas de casse, c’est tout le moteur qu’il faut remplacer. Le coût ? Parfois au-delà de 4 000 €. Bref, à moins que le moteur ait été récemment révisé ou changé (avec factures à l’appui), mieux vaut passer votre chemin.
Le 1.2 TCe 115 (essence) : pas si économique

Présent sur les modèles en fin de carrière, ce bloc a été conçu en partenariat avec Mercedes-Benz. Sur le papier c’est prometteur, mais dans les faits, ce moteur souffre d’une consommation excessive d’huile ainsi que de fragilités autour de la chaîne de distribution.
À éviter :
- 1.5 dCi 105/110 ch (si non révisé après 2012)
- 1.2 TCe 115 (série 2012-2014)
Les bons moteurs sur le Scénic 3 :
- 1.6 dCi 130 ch Energy : un diesel moderne et robuste
- 1.6 16v essence : basique mais fiable pour les petits rouleurs
Scénic 4 (2016-2022) : design audacieux mais attention aux détails
La quatrième génération du Scénic fait forte impression avec ses grandes jantes de 20 pouces et son tableau de bord digitalisé. À bord, on sent l’évolution. Et côté fiabilité ? Globalement, on est sur du mieux… sauf quelques exceptions.
1.3 TCe première génération : un rodage compliqué
Lancé en 2018, ce moteur a été l’une des grandes nouveautés. Conçu avec Mercedes, il promettait des performances en baisse de conso. Pourtant, les versions produites entre 2018 et début 2019 ont connu de nombreux retours en atelier :
- Problèmes d’injection
- Encrassement du filtre à particules (même en essence…)
- À-coups moteur à bas régime
Moteur Blue dCi et système AdBlue
Sur le papier, la solution était idéale pour répondre aux nouvelles normes Euro 6 : un diesel moins polluant. En pratique, le système SCR (AdBlue) s’est révélé sujet à pannes coûteuses. Problème de capteurs, vidanges contraintes, reprogrammations… Bref, ce système n’est pas fait pour l’usage urbain ou irrégulier.
Transmission EDC (boîte double embrayage)
Moins problématique que la fameuse DP0, la boîte EDC reste imparfaite sur les premières séries. À-coups, erreur d’interprétation du rapport, embrayages à remplacer… C’est mieux, mais pas encore parfait.
À éviter :
- 1.3 TCe produit avant 2019
- 1.5 Blue dCi avec SCR fragile
- Boîte EDC version 2016-2018
Les bons choix sur le Scénic 4 :
- 1.3 TCe post-2019 (avec les correctifs)
- 1.5 Blue dCi entretien suivi (après 2020)
Tableau résumé des motorisations à éviter
| Génération | Motorisation | Problèmes rencontrés |
|---|---|---|
| Scénic 1 | 1.9 dCi | Turbo, injecteurs, vanne EGR |
| Scénic 2 | 1.9 dCi / 2.0 dCi BVA | Turbo, boîte auto DP0 fragile |
| Scénic 3 | 1.5 dCi 105/110 / 1.2 TCe | Casse moteur, surconsommation huile |
| Scénic 4 | 1.3 TCe (avant 2019) / Blue dCi AdBlue | Injection, système SCR, boîte EDC |
Conseils avant l’achat d’un Scénic d’occasion
Avant de signer, armez-vous de patience et d’un bon carnet de notes. Voici les éléments à vérifier impérativement :
- Historique d’entretien (avec factures)
- Dernier remplacement de courroie de distribution
- État de la boîte de vitesses (manuel ou auto)
- Présence d’un diagnostic électronique si possible
Et surtout, si vous avez un doute, faites inspecter la voiture par un professionnel. Mieux vaut investir 100 € dans un diagnostic que 3 000 € dans un moteur.
Finalement, existe-t-il des Scénic fiables ?
La bonne nouvelle, c’est qu’il y en a ! Voici une liste des motorisations à privilégier si vous souhaitez rouler l’esprit tranquille :
Les meilleures motorisations du Scénic
- Scénic 2 : 1.6 16v essence / 1.9 dCi après 2006
- Scénic 3 : 1.6 dCi 130 / 1.6 16v essence
- Scénic 4 : 1.5 Blue dCi post-2020 / 1.3 TCe après 2019
En résumé, le Renault Scénic reste une valeur sûre sur le marché de l’occasion, à condition de bien choisir la motorisation et l’année de fabrication. L’information est votre meilleure alliée pour éviter les pièges et rouler sereinement plusieurs années.
Et vous, vous avez une expérience avec un Scénic ? N’hésitez pas à la partager en commentaire, ça pourrait aider d’autres automobilistes en quête du bon modèle !


