Les moteurs Renault à fuir absolument : les pires blocs à éviter en occasion

moteur renault à éviter

Lorsque l’on cherche à acheter une Renault d’occasion, la première chose qui vient à l’esprit est souvent son prix attractif ou son design moderne. Mais sous le capot, certaines motorisations peuvent cacher de véritables bombes à retardement mécaniques. En tant que passionné d’automobile (et amoureux contrarié de la mécanique Renault), j’ai vu passer dans mon atelier des dizaines de véhicules avec toujours les mêmes symptômes… et souvent les mêmes moteurs ! Il était donc temps de faire le tri : quels sont les moteurs Renault à éviter absolument ? Et comment reconnaître les modèles à problèmes avant de signer un bon de commande douteux ?

Dans cet article, on fait le point — concrètement, sans jargon inutile — sur les blocs moteurs qui posent souci, les modèles touchés et les précautions à prendre. Installe-toi confortablement, c’est parti !

🚗 Modèle⛔ Moteur à éviter📅 Années concernées⚠️ Problèmes fréquents
Clio IV / V1.2 TCe (H5Ft)2012 – 2016Consommation d’huile, encrassement soupapes, casse moteur
Captur I1.2 TCe / 0.9 TCe2013 – 2017Pannes moteur précoces, conso huile excessive
Mégane III2.0 dCi / 1.6 dCi2008 – 2015Casse turbo, injecteurs défectueux, usure distribution
Scénic III1.2 TCe / 1.5 dCi 1052009 – 2016Conso d’huile, vanne EGR encrassée
Espace IV2.0 dCi / 1.9 dCi2006 – 2014Joint de culasse, volant moteur fragile, chaîne bruyante
Laguna III / Koleos2.0 dCi2007 – 2011Surchauffes moteur, injecteurs, distribution
Kadjar / Talisman / Trafic III / Espace V1.6 dCi (R9M)2011 – 2017Casse turbo, injecteurs, vanne EGR

Le pire de tous ? Le moteur 1.2 TCe (H5Ft)

S’il y avait un seul nom à retenir dans la liste noire des moteurs Renault, ce serait bien le 1.2 TCe (H5Ft). Ce petit moteur essence turbo de 4 cylindres, censé incarner les promesses du downsizing, s’est transformé en cauchemar pour des milliers de propriétaires.

Pourquoi ce moteur est-il problématique ?

  • Une consommation d’huile excessive (jusqu’à 0,5 L tous les 1000 km !), souvent due à des segments de pistons défectueux.
  • Un encrassement anormal des soupapes, menant à une perte de puissance et à une casse moteur prématurée.
  • Des risques de casse moteur dès 50 000 km sur les modèles les plus affectés.

Ce moteur a été monté dans de nombreux modèles entre 2012 et 2016 :

  • Renault Clio IV et V
  • Captur
  • Mégane III
  • Scénic III
  • Twingo III
  • Mais aussi chez Nissan (Juke, Qashqai) et Dacia (Duster, Sandero) !
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Depuis 2016, Renault a modifié ce moteur (nouveaux segments, meilleure gestion électronique, etc.) mais la méfiance reste de mise. Avant l’achat, assurez-vous que le moteur a été remplacé ou renforcé et vérifiez scrupuleusement l’historique de consommation d’huile.

Le 1.6 dCi (R9M) : un diesel performant… mais capricieux

Vidéo de moteur Renault à éviter

Conçu comme successeur du fameux 1.5 dCi, le bloc 1.6 dCi introduit en 2011 devait marquer un tournant pour Renault. Malheureusement, il a rapidement montré des signes de fragilité importants, notamment sur les premières versions.

Les problèmes fréquemment rencontrés

  • Casse turbo à des kilométrages étonnamment bas (souvent avant 120 000 km)
  • Injecteurs défectueux avec symptômes type claquements à froid ou pertes de puissance
  • Van EGR encrassée entraînant une perte de rendement, problèmes de démarrage
  • Fuites d’huile au niveau du carter distrib, usure prématurée de la distribution

On retrouve ce moteur dans :

  • Renault Kadjar
  • Scénic IV
  • Talisman
  • Trafic III
  • Espace V

À noter : les versions après 2017 sont nettement plus fiables grâce à des améliorations techniques, mais un entretien rigoureux tous les 10 000 km (vidange et changement filtre à huile) reste indispensable.

Le 2.0 dCi (M9R) : increvable ou… ingérable ?

Le moteur 2.0 dCi est souvent perçu comme robuste, notamment dans les grosses berlines et monospaces Renault. Et pourtant, il n’est pas exempt de défauts, en particulier sur les versions anciennes (avant 2011).

Défauts fréquemment signalés

  • Joint de culasse fragile, entraînant des surchauffes moteur
  • Volant moteur bi-masse très sensible, surtout sur les versions 150 ch
  • Injecteurs qui fuient ou claquent à froid
  • Chaîne de distribution bruyante voire mal calée

Concernant les modèles concernés :

  • Mégane III
  • Laguna III
  • Renault Koleos
  • Renault Espace IV

Ce moteur reste toutefois apprécié pour ses bonnes performances globales et sa sobriété sur long trajet. Mais si vous hésitez entre un 1.9 dCi et un 2.0 dCi, privilégiez le 1.9 qui, bien entretenu, est généralement plus fiable.

Autres problèmes récurrents sur les moteurs Renault

En dehors des blocs mentionnés précédemment, plusieurs éléments mécaniques réapparaissent dans vos témoignages (et dans mon atelier !). Voici les plus notables :

Le circuit EGR : véritable talon d’Achille des diesels Renault

La vanne EGR est systématiquement concernée sur les moteurs diesel. L’encrassement s’accélère si le véhicule fait principalement de la ville ou des petits trajets. Résultat ? Voyant moteur qui s’allume, perte de puissance, calages fréquents.

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Conseil perso : démontez et nettoyez la vanne tous les 15 à 20 000 km pour éviter les pannes lourdes.

Les turbocompresseurs : fragiles sur plusieurs blocs

Surtout sur les moteurs 1.9 dCi, 1.6 dCi et 1.2 TCe. Le turbo peut se détériorer rapidement, notamment à cause :

  • D’un entretien irrégulier
  • De la surchauffe post-arrêt moteur (ne pas couper brutalement le moteur après un trajet à forte sollicitation !)

Les boîtes EDC (Efficient Dual Clutch)

Les boîtes automatiques à double embrayage ne sont pas épargnées. Les modèles EDC6 ont subi de nombreuses plaintes. Symptômes courants : à-coups au démarrage, lenteur au passage de rapport, voyant défaut boîte s’affichant.

Une vidange préventive tous les 60 000 km peut considérablement augmenter leur longévité.

Modèles Renault les plus concernés par ces moteurs à éviter

Voici un récapitulatif simple des combinaisons moteur/modèle à surveiller :

ModèleMotorisation à éviterAnnées concernées
Clio IV1.2 TCe 1202012 – 2016
Captur I1.2 TCe, 0.9 TCe2013 – 2017
Mégane III2.0 dCi, 1.6 dCi2008 – 2015
Espace IV2.0 dCi, 1.9 dCi2006 – 2014
Scénic III1.5 dCi (105 ch), 1.2 TCe2009 – 2016

Quels moteurs choisir chez Renault pour être tranquille ?

fiabilité des moteurs renault

Il ne faut pas jeter le bébé avec l’eau du bain. Heureusement, plusieurs motorisations Renault ont fait leurs preuves :

  • 1.5 dCi (K9K) en version 90/110 ch : millions d’exemplaires produits, bon compromis consommation/fiabilité
  • 1.3 TCe (co-développé avec Mercedes) : fiable et agréable à conduire
  • 1.0 SCe atmosphérique sur Twingo III : très fiable, à condition d’un usage urbain
  • 1.6 E-Tech Hybride (depuis Clio V et Captur II) : manque de recul mais premiers retours positifs
  • 1.2 16v (D4F) et 1.6 16v (K4M) : moteurs atmosphériques robustes, idéaux pour les petits budgets

Inspection à faire absolument avant achat

Pour ne pas tomber dans le piège d’un moteur Renault à éviter, voici une checklist simple mais cruciale :

Documentation à vérifier

  • Carnet d’entretien tamponné
  • Factures détaillées d’entretien (vidanges, remplacement distribution, turbo, injecteurs…)

À tester pendant l’essai routier

  • Regarder si la fumée bleue sort à l’échappement (signe de consommation d’huile)
  • Tester les accélérations : à-coups ? bruits suspects ?
  • Écouter le moteur à froid : présence de claquements ?

Visites recommandées avant engagement

  • Passage chez un garagiste pour une vérification moteur/valises OBD
  • Diagnostic injecteurs, test compression sur les blocs suspects

En résumé

Renault est capable du meilleur comme du pire. Certaines de ses motorisations sont de vrais bijoux de fiabilité — je pense notamment au 1.5 dCi, au 1.6 atmosphérique sur Clio 2, ou au 1.3 TCe moderne. Mais d’autres blocs comme le 1.2 TCe ou certains 1.6 dCi peuvent se transformer en gouffres financiers sans entretien strict et régulier.

Mon conseil de garagiste ? Ne vous fiez pas uniquement à l’esthétique de la voiture ou à la finition intérieure. Plongez sous le capot, interrogez le passé du véhicule, et prenez le temps de comparer les moteurs et retours utilisateurs. Vous aurez ainsi toutes les cartes en main pour faire un choix éclairé… et rouler l’esprit léger.

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Cédric Schmidt

Amoureux de l’automobile sous toutes ses formes, des deux-roues vintage aux dernières innovations électriques, je partage ici ce qui m’anime !

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