Prix Licence Taxi 2026 : Tarifs, coûts et guide complet

prix licence taxi

Vous envisagez de vous lancer dans l’activité de chauffeur de taxi et vous vous posez des questions sur le prix de la licence taxi ? C’est une interrogation légitime car l’investissement peut être conséquent. Avant même de parler du coût, il faut comprendre que la licence de taxi, aussi appelée autorisation de stationnement (ADS), est indispensable pour exercer ce métier. Sans elle, impossible de prendre des clients qui vous hèlent dans la rue ou de stationner sur les emplacements réservés.

Dans cet article, je vais vous détailler tout ce qu’il faut savoir sur le prix d’une licence taxi, les différentes façons de l’obtenir, et les étapes à suivre pour devenir chauffeur de taxi. Que vous soyez totalement novice ou que vous ayez déjà une idée du métier, vous trouverez ici toutes les informations nécessaires pour vous lancer sereinement.

🎯 Mode d’obtention 💰 Prix / Coût ⏱️ Délai 📋 Conditions de revente
Licence gratuite (mairie) Gratuit (inscription annuelle) Plusieurs années à 10+ ans selon la ville Revente après 15 ans d’activité (licences post-2014)
Achat licence existante 30 000 € à 300 000 € (Paris: 190 000 €, Nice: 250 000 €) Immédiat (selon disponibilité) Revente après 5 ans d’utilisation
Location-gérance Loyer mensuel (Paris: 3 500 €/mois) Rapide (contrat 1 an minimum) Aucune propriété (location uniquement)
Coûts annexes obligatoires Formation (400-3000 €) + Carte pro (60 €) + Véhicule (20-40 000 €) + Équipements + Assurance pro

Qu’est-ce qu’une licence de taxi et pourquoi est-elle obligatoire

La licence de taxi, officiellement appelée autorisation de stationnement ou ADS, est un document administratif qui vous donne le droit d’exercer l’activité de taxi sur un territoire défini. C’est en quelque sorte votre sésame pour travailler légalement dans ce secteur très réglementé.

Cette licence est obligatoire pour tous les taxis. Elle est associée à un véhicule spécifique et doit être enregistrée dans le taximètre de celui-ci. Le périmètre du territoire couvert par l’ADS détermine où vous pouvez exercer votre activité. Seul un chauffeur détenant une ADS peut prendre des clients qui le hèlent dans la rue, c’est ce qu’on appelle la maraude.

Sans licence, vous ne pouvez pas exercer en tant que taxi traditionnel. Vous pourriez éventuellement devenir chauffeur VTC, mais c’est un statut différent avec d’autres règles et contraintes. Pour un taxi, l’ADS est donc la pierre angulaire de votre activité professionnelle.

Les trois façons d’obtenir une licence de taxi

Il existe trois manières principales d’obtenir une licence de taxi, chacune avec ses avantages et ses inconvénients. Le choix dépendra de votre situation financière, de votre patience et de vos objectifs professionnels.

Obtenir une licence gratuitement auprès de votre mairie

La première option, et la plus économique, consiste à obtenir une licence gratuite auprès de votre mairie. Pour cela, vous devez vous inscrire sur une liste d’attente. Cette inscription doit être renouvelée chaque année pour rester dans la file.

Le principal inconvénient de cette méthode est le délai d’attente, qui peut être extrêmement long, particulièrement dans les grandes villes. On parle souvent de plusieurs années d’attente, voire plus d’une décennie dans certaines métropoles comme Paris. La priorité est donnée aux taxis salariés ou locataires de licence ayant déjà exercé pendant au moins 2 ans.

À Paris, l’inscription se fait auprès de la préfecture de police, tandis que dans les autres communes, c’est la mairie qui gère les demandes. Attention, si vous obtenez une licence gratuitement après le 1er octobre 2014, vous devrez attendre 15 années d’activité sans discontinu avant de pouvoir la revendre.

Acheter une licence à un taxi qui vend la sienne

La deuxième option consiste à acheter une licence directement auprès d’un taxi qui souhaite vendre la sienne. C’est la solution la plus rapide pour démarrer votre activité, mais c’est aussi la plus coûteuse.

Le prix d’une licence taxi varie considérablement selon la ville et la demande locale. Il peut osciller entre 30 000 € et 300 000 €. À Paris, par exemple, une licence coûte environ 190 000 €, tandis qu’à Nice, elle peut atteindre 250 000 €. Ces montants représentent un investissement majeur qui nécessite souvent un emprunt bancaire.

Le prix est librement fixé par le vendeur selon les règles du marché. Dans les zones très urbanisées où la demande de taxis est forte, les licences sont naturellement plus chères. Si vous achetez une licence, vous pourrez la revendre après 5 ans d’utilisation sans discontinu. Notez que vous ne pouvez pas acheter une licence qu’un taxi a obtenue gratuitement après le 1er octobre 2014.

Louer une licence auprès d’une entreprise spécialisée

La troisième possibilité est la location d’une licence auprès d’une entreprise spécialisée dans la location-gérance de licences de taxi. Cette option permet de démarrer rapidement sans investissement initial lourd, mais elle implique des frais mensuels récurrents.

Vous devez signer un contrat de location-gérance d’une durée minimum d’1 an. Le loyer mensuel dépend de l’entreprise de location et de la ville. À Paris, par exemple, le loyer mensuel d’une licence de taxi tourne autour de 3 500 €, ce qui représente une charge importante à prendre en compte dans votre business plan.

En tant que locataire, vous êtes un entrepreneur indépendant. Vous percevez la totalité de vos recettes, mais vous devez payer le loyer mensuel. L’entreprise de location est généralement responsable de l’entretien du véhicule, ce qui peut représenter un avantage. En revanche, vous n’êtes pas couvert par l’assurance chômage en cas d’arrêt de votre activité.

Les conditions préalables pour devenir chauffeur de taxi

Avant même de penser à obtenir une licence, vous devez remplir plusieurs conditions obligatoires pour exercer le métier de chauffeur de taxi. Ces exigences visent à garantir la sécurité des passagers et la qualité du service.

Vous devez être titulaire du permis de conduire catégorie B depuis au moins 3 ans, ou 2 ans si vous avez suivi une formation en conduite accompagnée. Votre casier judiciaire doit être exempt de certaines condamnations, notamment celles liées à des infractions routières graves, des vols, des escroqueries ou des agressions.

Un contrôle médical est obligatoire et doit être effectué par un médecin agréé, pas votre médecin traitant. Ce contrôle donne lieu à un avis médical positif confirmant que vous êtes apte à exercer ce métier. Vous devez également avoir suivi une formation de prévention et de secours civiques de niveau 1, datant de moins de 2 ans.

Ces documents seront vérifiés par la préfecture lors de votre demande de carte professionnelle, qui est elle aussi obligatoire pour exercer. Sans cette carte, impossible de travailler légalement comme chauffeur de taxi.

La formation et l’examen obligatoires

Pour obtenir votre carte professionnelle de chauffeur de taxi, vous devez réussir un examen spécifique. Bien que la formation ne soit pas légalement obligatoire, elle est fortement recommandée pour mettre toutes les chances de votre côté.

La formation préparatoire

La formation pour devenir chauffeur de taxi dure généralement entre 50 et 300 heures selon le centre et la région. Son coût varie entre 400 € et 3 000 € environ. Cette formation vous prépare aux épreuves théoriques sur la réglementation et aux épreuves pratiques sur la conduite et le comportement professionnel.

Sujet qui pourrait vous intéresser :  Peut-on fumer du CBD avant de conduire ? Voici la vérité

Vous pouvez utiliser votre compte personnel de formation pour financer cette formation. France Travail peut également vous aider à trouver des solutions de financement. La liste des centres agréés est disponible sur le site internet de votre préfecture.

De nombreux centres proposent désormais des cours à distance, ce qui permet de vous préparer à votre rythme, même si vous avez d’autres contraintes professionnelles ou personnelles.

Les épreuves de l’examen

L’examen se déroule en deux parties. D’abord, des tests de connaissances portant sur la gestion d’entreprise, la comptabilité, la réglementation applicable aux taxis, les infractions sexistes et discriminatoires, la sécurité routière, ainsi que la maîtrise du français et de l’anglais.

Ensuite, un test pratique consiste en un parcours de 20 minutes de conduite en tant que chauffeur de taxi. Vous devez préparer l’itinéraire, le sécuriser et l’effectuer. L’examinateur évalue vos connaissances du territoire, votre capacité à accueillir un client et à utiliser les équipements comme le terminal de paiement.

L’inscription à l’examen se fait sur le site internet de la Chambre de Métiers et de l’Artisanat de votre région. Une fois l’examen réussi, vous recevez une attestation qui vous permettra de demander votre carte professionnelle.

Obtenir la carte professionnelle de conducteur de taxi

Après avoir réussi l’examen, vous devez faire une demande de carte professionnelle auprès de votre préfecture. Cette carte est payante et coûte environ 60 €, réglables en ligne.

Pour recevoir votre carte, vous devez remplir un formulaire disponible sur le site des démarches simplifiées. Les documents à fournir incluent une copie de votre carte d’identité ou passeport, votre permis de conduire, l’attestation de réussite à l’examen, l’avis médical positif et deux photos récentes.

Le collège vérifie que votre demande est complète et vous envoie un accusé de réception dans les 15 jours ouvrables. La décision est prise dans un délai de 60 jours ouvrables. Votre carte est uniquement valable pour exercer dans le département où vous avez réussi l’examen.

La carte professionnelle est valable 5 ans. Trois mois avant sa fin de validité, vous devrez effectuer une formation continue de 2 jours (14 heures) pour la renouveler. Cette carte est strictement personnelle et doit être visiblement affichée pendant que vous êtes en service.

Les démarches administratives pour créer votre activité

Vidéo de Comment devenir un chauffeur de Taxi qui réussit| Formation …

Une fois la carte professionnelle et la licence en poche, vous devez créer votre entreprise. Plusieurs statuts juridiques sont possibles selon votre situation et vos objectifs.

Choisir votre statut professionnel

Vous pouvez devenir artisan indépendant en créant votre propre entreprise. Dans ce cas, vous êtes propriétaire de votre licence et vous percevez l’intégralité de vos bénéfices. Vous êtes responsable de votre véhicule, de son entretien et de son assurance.

Si vous vous lancez seul, vous pouvez opter pour le statut de micro-entrepreneur, d’entreprise individuelle, d’EURL ou de SASU. Si vous souhaitez créer une société avec des associés, les formes SARL ou SAS sont adaptées.

Vous devez immatriculer votre entreprise au Registre National des Entreprises via le Guichet des formalités des entreprises. La Chambre de Métiers et de l’Artisanat de votre région est votre interlocuteur privilégié et peut vous accompagner dans ces démarches.

L’option du salariat

Vous pouvez également exercer le métier en tant que salarié d’une entreprise de taxis. Dans ce cas, vous êtes lié par un contrat de travail à votre employeur. Vous ne possédez pas de licence personnellement et vous percevez un salaire fixe ainsi qu’un pourcentage du chiffre d’affaires réalisé.

L’entreprise prend en charge l’entretien du véhicule et son assurance. Cette option peut être intéressante si vous souhaitez tester le métier avant de vous lancer à votre compte, ou si vous préférez la sécurité d’un salaire régulier.

Les équipements obligatoires du véhicule taxi

Votre véhicule professionnel doit respecter des normes spécifiques pour être utilisé comme taxi. Il peut accueillir au maximum 9 places assises, chauffeur compris.

Parmi les équipements obligatoires figure le rectangle lumineux sur le toit avec la mention « taxi » et le nom de votre commune. Il s’allume en vert lorsque vous êtes libre et en rouge lorsque vous êtes occupé. Le taximètre, aussi appelé compteur, mesure la durée et la distance de chaque course.

Vous devez également avoir un smartphone avec une application chauffeur agréée par le.taxi, un terminal de paiement électronique, une imprimante reliée au compteur pour éditer les notes, et une plaque visible indiquant le numéro de votre ADS et les départements où vous êtes autorisé à exercer.

L’assurance de votre véhicule doit spécifiquement couvrir l’usage professionnel taxi. Il s’agit d’une assurance responsabilité civile professionnelle, différente de l’assurance d’un véhicule personnel.

La mobilité interdépartementale pour élargir votre zone d’activité

Si vous souhaitez exercer dans un département différent de celui où vous avez passé l’examen, vous pouvez demander une extension appelée mobilité interdépartementale. Cette option vous permet d’élargir votre territoire d’intervention, mais elle est limitée à 4 départements maximum.

Pour obtenir cette extension, vous devez suivre un stage de formation continue de 14 heures, ou 35 heures à Paris. Ce stage vise à vous faire acquérir des connaissances sur le nouveau territoire géographique, culturel et touristique, ainsi que sur la réglementation locale.

Une fois le stage validé, vous recevez une attestation. Vous devez ensuite demander une nouvelle carte professionnelle sur laquelle seront indiqués tous les départements où vous pouvez exercer. Cette nouvelle carte est payante et coûte environ 60 €.

Les règles de la réservation préalable et du justificatif

Un chauffeur de taxi qui souhaite prendre une course en dehors du territoire défini par son ADS doit pouvoir présenter un justificatif de réservation préalable en cas de contrôle.

Ce justificatif peut être présenté sur support électronique ou papier. Il doit comporter plusieurs mentions obligatoires : le numéro de l’ADS, le nom ou la dénomination sociale de l’exploitant, son numéro Siren, les nom et coordonnées du client, la date et l’heure de la réservation, ainsi que le lieu de prise en charge.

La réservation préalable se caractérise par la prise d’un rendez-vous pour un jour et une heure donnés, par opposition à la maraude où le client hèle le taxi dans la rue. Cette réservation s’effectue via une centrale téléphonique, un courriel ou une application, sans contact préalable entre le taxi et le client.

Les taxis conventionnés et le transport de personnes malades

Les taxis dits conventionnés effectuent le transport assis de personnes malades ou médicalisées. Pour exercer cette activité, vous devez signer une convention avec la Caisse Primaire d’Assurance Maladie selon le modèle de la convention-cadre nationale.

Cette convention définit les tarifs applicables à ce type de courses et les conditions de transport. Elle est d’une durée de 5 ans et comporte une tarification spécifique entrée en vigueur le 1er octobre 2025.

Sujet qui pourrait vous intéresser :  Peugeot Expert : les versions à éviter absolument pour préserver votre portefeuille

Lorsque vous transportez des personnes malades, vous devez leur proposer un transport partagé avec un ou plusieurs autres clients si leur état de santé le permet. L’ordonnance médicale doit préciser que le patient peut effectuer un transport partagé.

Les conditions à respecter incluent un détour maximum de 10 km supplémentaires, un périmètre de 30 km autour du lieu de destination, et un délai d’attente total ne dépassant pas 45 minutes. En cas de refus du patient, vous devez lui demander le paiement direct de la course.

Les obligations de maintenance et de contrôle

Le contrôle technique de votre véhicule taxi est obligatoire dès la première année d’activité, puis une fois par an. Cette démarche est à votre initiative, vous ne recevrez aucun rappel ni convocation.

Vous devez effectuer ce contrôle dans un centre agréé et obtenir un certificat de visite au contrôle technique avec la mention « Usage Taxis », valable 12 mois. C’est votre responsabilité de planifier ces contrôles réguliers pour rester en conformité.

En cas d’immobilisation de votre véhicule habituel suite à une panne, un accident ou un vol, vous pouvez utiliser un véhicule de remplacement appelé « taxi-relais ». La liste des véhicules disponibles dans chaque département est consultable sur le répertoire MesADS.

La maraude électronique obligatoire

Depuis décembre 2021, la maraude électronique est devenue obligatoire pour tous les taxis. Vous devez choisir une application « chauffeur » agréée par la start-up d’État le.taxi et vous connecter au registre de disponibilité des taxis.

Ce registre centralise les informations sur la disponibilité des taxis en temps réel. Les clients peuvent ainsi savoir quels taxis sont libres à proximité. Cet outil facilite la mise en relation entre les chauffeurs et les clients, particulièrement dans les zones où les stations de taxi sont rares.

Un guide d’utilisation destiné aux chauffeurs est disponible pour vous aider à maîtriser cet outil. Cette obligation s’inscrit dans la modernisation du secteur et dans l’adaptation aux nouveaux usages numériques des clients.

Les tarifs réglementés et la tarification

En tant que chauffeur de taxi, vous devez appliquer des tarifs réglementés fixés par l’administration. Ces tarifs sont différents selon les villes et les types de courses. Vous ne pouvez pas fixer librement vos prix comme le font les chauffeurs VTC.

Le taximètre calcule automatiquement le montant de la course en fonction de la distance parcourue et du temps écoulé. Vous devez remettre une note au client à la fin de chaque course. Cette note peut être imprimée directement depuis l’imprimante reliée à votre compteur.

Pour les courses médicalisées dans le cadre de la convention avec la CPAM, une tarification spécifique s’applique. Ces tarifs sont révisés régulièrement pour prendre en compte l’évolution des coûts d’exploitation.

Les sanctions et le retrait de licence

En cas de violation de la réglementation applicable à la profession, l’autorité administrative peut vous donner un avertissement ou procéder au retrait temporaire ou définitif de votre carte professionnelle.

Si vous ne portez pas visiblement votre carte pendant votre service, vous risquez une amende entre 25 € et 250 €. Des infractions plus graves, comme le non-respect des tarifs ou des conditions de transport, peuvent entraîner des sanctions plus lourdes.

L’ADS peut également être retirée en cas de décès, d’inaptitude médicale ou de manquements répétés aux obligations professionnelles. Ces sanctions visent à garantir la qualité du service et la sécurité des passagers.

Préparer son business plan avant de se lancer

prix licence taxi en 2026

Avant de vous lancer, il est vivement conseillé de réaliser un business plan détaillé de votre future activité. Ce document est indispensable si vous souhaitez obtenir un financement bancaire, notamment pour acheter une licence.

Le business plan doit inclure une étude de marché sur votre zone d’activité, une estimation de votre chiffre d’affaires prévisionnel, le détail de tous vos investissements initiaux et de vos charges mensuelles. N’oubliez pas d’inclure le coût ou le loyer de la licence, l’achat ou la location du véhicule, les assurances, le carburant, l’entretien et les cotisations sociales.

Constituez une réserve financière pour faire face aux imprévus, notamment pendant les premiers mois d’activité qui peuvent être difficiles. Préparez-vous également au rythme de travail soutenu, avec des horaires souvent décalés, notamment le soir et le week-end lorsque la demande est la plus forte.

Des formations facultatives en entrepreneuriat, gestion et comptabilité sont disponibles et fortement recommandées pour mettre toutes les chances de votre côté. La Chambre de Métiers et de l’Artisanat peut vous accompagner dans cette préparation.

Combien coûte réellement le démarrage d’une activité de taxi

Au-delà du prix de la licence taxi, vous devez prévoir d’autres investissements pour démarrer votre activité. Le coût total dépend évidemment de la façon dont vous obtenez votre licence.

Si vous achetez une licence à Paris pour environ 190 000 €, vous devrez y ajouter l’achat d’un véhicule adapté (entre 20 000 € et 40 000 € selon le modèle), les équipements obligatoires (compteur, terminal de paiement, enseigne lumineuse), l’assurance professionnelle, la formation et l’examen, ainsi que les frais administratifs.

Si vous louez une licence pour environ 3 500 € par mois, l’investissement initial est moindre, mais vos charges mensuelles seront très élevées. Vous devrez générer un chiffre d’affaires important pour couvrir le loyer et dégager un revenu décent.

L’option gratuite via la liste d’attente ne coûte rien mais nécessite une patience considérable. Pendant votre attente, vous pouvez envisager de travailler comme chauffeur salarié pour acquérir de l’expérience et vous constituer un capital.

Les perspectives d’évolution du secteur

Le secteur des taxis évolue rapidement avec l’arrivée des nouvelles technologies et la concurrence des VTC. La digitalisation s’accélère avec l’obligation de maraude électronique et le développement des applications de réservation.

Les véhicules électriques et hybrides sont de plus en plus encouragés. D’ailleurs, les licences pour les véhicules à zéro-émission électrique ou hydrogène ont une durée de validité de 10 ans au lieu de 7 ans pour les véhicules classiques. Cette orientation écologique devrait se renforcer dans les années à venir.

La réglementation continue d’évoluer pour s’adapter aux nouveaux enjeux du transport de personnes. Rester informé des changements législatifs et des nouvelles obligations fait partie intégrante du métier. Les formations continues obligatoires tous les 5 ans permettent de maintenir vos connaissances à jour.

Devenir chauffeur de taxi représente un investissement important, tant financier que personnel. Le prix d’une licence taxi varie considérablement selon votre localisation et la méthode d’obtention choisie. Que vous optiez pour l’achat, la location ou l’attente d’une licence gratuite, chaque option présente ses avantages et ses contraintes. L’essentiel est de bien vous préparer, de respecter toutes les obligations légales et de construire un projet professionnel solide. Avec de la détermination et une bonne connaissance du métier, vous pourrez exercer cette profession passionnante qui vous met chaque jour au contact de personnes différentes dans un environnement urbain dynamique.

Image de Cédric Schmidt
Cédric Schmidt

Amoureux de l’automobile sous toutes ses formes, des deux-roues vintage aux dernières innovations électriques, je partage ici ce qui m’anime !

Voir les articles de Cédric

Articles similaires